Archives mensuelles : août 2010

L’instinct de communauté

Pour ce billet, j’ai été inspiré par le billet La communauté de Mdoumbia. En effet, je trouve que c’est tellement vrai que les individus ont tendance à se rassembler sur la base de divers critères qui les regroupent. J’ai moi-même vécu ce phénomène particulier à l’étranger et j’ai décidé de vous résumer un peu mon expérience personnelle.

Lors d’un long séjour à Los Angeles, en Californie, je me suis retrouvée, croyez-le ou non, avec des Québécois… Tout cela a commencé grâce à Facebook (surprise 🙂 ). J’ai vu qu’il y avait un groupe Québécois en Californie et je l’ai joint, de fil en aiguille, j’ai commencé à discuter avec quelques personnes et, lors d’un événement organisé par ceux-ci, j’ai rejoint officiellement leur association de Québécois à Los Angeles. C’est assez spécial de voir comment on s’associe facilement à notre culture, c’est drôle car, même si on ne se connaît pas, on tisse facilement des liens à l’étranger; j’imagine que c’est dû à la barrière culturelle. Bref, en peu de temps j’ai forgé des amitiés et je fais maintenant parti du comité de cette association et je dois avouer que je n’ai jamais été aussi proche de ma culture que lorsque je suis à l’extérieur du pays! Musique québécoise, épluchette de blés d’inde, cabane à sucre (et oui, avec de la tire sur la neige!) sont toutes été des activités au rendez-vous. Je parle de mon expérience personnelle, mais c’est loin d’être un cas isolé; ce n’est pas pour rien que dans toutes grandes villes il semble y avoir un quartier chinois, une église musulmane, un quartier latino, un quartier de noirs, pour ne nommer que ceux-ci. On dirait que c’est instinctif de se regrouper selon des critères de base. Même dans les plus grandes prisons, les individus forment des clans avec leurs semblables, par exemple, dans plusieurs établissements carcéraux il est impensable pour un mexicain de se tenir avec un noir ou un blanc. Dans les prisons démunies où la nourriture se fait rare, les individus faisant parti de la même « communauté » partageront entre eux mais ne le feront jamais avec des « exclus ». C’est juste pour dire que l’esprit de communauté va loin et est bien ancré dans la société, je ne dis pas par contre que c’est toujours pour le mieux…

Il est bon parfois de sortir des sentiers battus et de se mêler à la différence; c’est souvent dans ces occasions qu’on apprend le plus et que l’on fini par faire preuve de plus d’ouverture d’esprit et de compréhension.

Virginie

Votre réputation n’est qu’à un clic…

Mon billet est en réponse au billet Sa réputation en ligne : un aspect à considérer, de Charles Pauzé. Celui-ci résume bien la réalité de l’importance que prend de plus en plus la réputation en ligne. Je tenais à souligner quelques autres points en lien avec le sujet.

Tel que mentionné par Charles, une grande proportion des recruteurs utilisent le Web, plus particulièrement les réseaux sociaux, afin de découvrir la réputation des candidats. Vous pouvez retrouver une liste des raisons mentionnées par les recruteurs ayant éliminé un candidat suite à une recherche en ligne, dans mon billet Recrutement 2.0 : Votre réputation en ligne est-elle à la hauteur. De plus, l’utilisation d’outils 2.0 afin de surveiller des candidats potentiels (www.123people.fr, www.zoominfo.com , www.samepoint.com, www.whostalkin.com, etc.), peut être problématique car les informations retrouvées par rapport à un individu peuvent être confondues avec d’autres individus portant le même nom… J’ai moi-même effectué le test avec mon nom. Mais, bien que le premier réflexe est de se dire : « ‘coudonc’ va-t-il falloir disparaître complètement de la toile pour être ‘safe’? », ce n’est pas une solution, car vous devez exister sur la toile maintenant; si vous n’y êtes pas, certains employeurs trouvent ça ‘suspect’ et pourraient vous mettre de côté, injuste direz-vous, mais que faire?

En terminant, les recruteurs ne doivent pas se laisser prendre à leur propre jeu. En effet, les candidats aussi sont maintenant en mesure de faire une veille sur l’entreprise afin de voir l’identité numérique par les actions posées par celle-ci, ainsi que ce qui se dit sur elle, bon et mauvais. D’où l’importance de soigner son image 2.0 et de faire en sorte que les recruteurs, ainsi que tout autre employé d’une entreprise, la représente bien. Soigner sa cyberimage est maintenant une nécessité. L’image du recruteur est aussi importante que l’image du candidat, dans un cas comme dans l’autre, la e-réputation pèse fort dans la balance.

Virginie

Recrutement 2.0: Votre réputation en ligne est-elle à la hauteur?

Dans son billet Comment gérer sa réputation personnelle en ligne, Frédéric soulève que « 35% des recruteurs auraient déjà rejeté des candidatures à cause d’informations trouvées sur un site de réseautage social ». En effet,  selon ce que j’ai trouvé en effectuant une recherche sur le recrutement 2.0, des candidats potentiellement très qualifiés pour effectuer un emploi peuvent être disqualifiés prématurément et parfois injustement à cause de leurs actions sur le net. Dans un sondage effectué par Career Builder auprès de Canadiens et Américains, les raisons mentionnées par des recruteurs ayant éliminé un candidat suite à une recherche en ligne comprennent : des photographies inappropriées (55%), être sur le « party »/ consommation d’alcool (36%) (il ne suffit que d’UN party bien arrosé durant lequel un ami prend une photo et la diffuse sur Facebook et le tour est joué… disqualifié!), partage d’information sur un ancien employeur (50%) (qui sommes-nous pour juger? Nous ne connaissons pas les termes de leur entente, peut-être très légitime et approuvé), émission de commentaires discriminatoires (38%) (le sarcasme est difficile à évaluer, peut-être des commentaires destinés à de très bons amis, sans rancune et avec une touche d’humour…), mensonges par rapport aux qualifications (26%) (ce n’est pas parce que vous ne trouvez pas certaines informations en ligne que le candidat a menti, son profil n’est peut-être pas à jour) et, finalement, le manque de compétence en communication (24%). Pour ce dernier point, je ne peux qu’appuyer ; il y a tellement de gens qui s’expriment mal et qui ne portent aucune attention aux fautes, même des professionnels, tels des journalistes font de nombreuses erreurs…

Avoir un comportement exemplaire en ligne est maintenant requis de la part des chercheurs d’emploi, car la majorité de leurs actions sont retraçables. Bien qu’en théorie les recruteurs se doivent de ne considérer que les facteurs en lien direct avec l’emploi, soit les compétences, mais ce n’est pas toujours le cas… Certaines entreprises se basent même sur le nombre « d’amis », de « followers » ou autres contacts pour se faire une idée du candidat; « savoir qui sont vos amis et quel est votre cercle d’influence intéresse les recruteurs » (http://veilletourisme.ca/2010/01/06/le-%C2%ABmix%C2%BB-reseaux-sociaux-employes-et-compagnies-la-tendance-de-l%E2%80%99heure/). Par contre, certains individus « collectionnent » les contacts, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’ils les connaissent, ni que ceux-ci les recommandent… Je trouve désolant qu’une personne ayant un réseau virtuel plus restreint puisse être éliminée avant même d’avoir pu faire ses preuves en tant que personne et employé.  Les recruteurs devront être plus prudents, car « la loi contre la discrimination et pour l’égalité des chances fixe très bien les règles, et un recruteur ne doit baser son choix que sur des critères en lien avec le poste en question » (http://www.atelier.fr/juridique/10/24082009/recrutement-reseaux-sociaux-cadre-juridique-lois-candidats-38609-.html)

Virginie

En réponse au billet Facebook: De tout même des amis?

Mon présent billet est en réponse au billet Facebook : De tout même des amis? de David Morin. Je dois dire que je suis pas mal d’accord avec ce qu’il raconte dans son billet. Pour moi, Facebook est également un moyen de communiquer avec mes proches et de garder facilement le contact avec des amis/connaissances que je n’oserais pas appeler. Je me sers également de plus en plus du réseau pour suivre des compagnies et des groupes d’intérêts;  par exemple, j’ai déjà décroché un entretien en suivant un groupe qui s’intéresse au monde de la pub et des communications. De plus, mon dernier stage à l’étranger a été obtenu grâce à cette plateforme. Donc, dans mon cas, je dois dire que je ne me passerais plus de Facebook, par contre, je dois dire que je « poste » de moins en moins de trucs mais que j’observe beaucoup ce que les autres « postent ». Plutôt que d’écrire directement sur le « wall » (à part pour des trucs futils et pour montrer mon intérêt « like »), je communique désormais régulièrement via le service de courriel Facebook, comme ça c’est simple mais ce n’est pas tout le monde qui peut voir ce que j’écris à telle ou telle personne.

Je dois par contre avouer que, contrairement à David, je ne prends plus plaisir à partager mes photos personnelles, ce qui a même déjà causé friction dans ma dernière relation; monsieur était insécure et ne comprenait pas pourquoi je ne mettais pas des photos de lui sur mon profil(j’en avais une ou deux mais ce n’était pas assez pour lui)… À mes débuts sur la plateforme, j’ « uploadais » de nouveaux albums assez régulièrement, mais, ça n’a pas été long que j’ai cessé pour ne modifier que ma photo de profil une fois de temps en temps. J’ai cessé graduellement car ça m’inquiète de savoir que n’importe qui pourrait enregistrer mes photos, les modifier et les transmettre. Paranoïaque? Peut-être. N’importe que, plusieurs de mes « amis » gagneraient à être un peu plus « paranoïaque ». Je trouve que c’est assez spécial et même inquiétant de voir que certains n’ont aucune censure… Certains semblent oublier que ce n’est pas juste leur meilleur(e) copin(e) qui verra leurs photos… Bref, je suis d’avis qu’il vaut mieux se la jouer « safe ».

Bien que je trouve Facebook très pratique et utile, je trouve aussi que le réseau peut consommer facilement de notre temps si on n’est pas vigilant; suis-je la seule qui, lorsqu’elle voit un ami taggé dans une photo, fait le tour des 128 photos d’un album provenant d’un total étranger? Même si, finalement, il n’y a que deux photos de votre ami?!? Je me dis toujours que je n’ai pas rapport mais je continue à le faire! Une autre chose que je n’aime pas sur le réseau; depuis quelques semaines, je reçois des demandes de gens inconnus et je trouve ça louche. Ce qui me tanne également sont mes « amis » qui sont plus qu’adepte de Farmville, des petits tests aux conclusions douteuses et autres applications qui ne font que remplir votre mur de trucs inutiles et encombrants; vos cochons, pis vos clous, pis vos étoiles, votre horoscope du biscuit de malheur, vos kiwi coquins malins, etc. je n’en ai rien à cirer sérieusement… Ironiquement, ces personnes qui m’agressent le plus avec leurs « posts » ne sont pas vraiment des amis mais plutôt des personnes que je me suis sentie obligée d’ajouter… J’ai trouvé une solution dernièrement, j’ai découvert l’option de cacher les « posts » d’une personne et pour moi ça s’avère très pratique; mes « amis » peuvent veiller à leurs hobbies comme bon leur semble sans que je n’ai à endurer les « posts ».

Bien que la plateforme présente des pours et des contres et, même si certains craignaient que sa popularité fulgurante soit éphémère, selon moi, Facebook est là pour rester. Il n’y a pas une journée sans que je ne vois du nouveau contenu concernant Facebook, que ce soit dans un billet sur un blog, un bulletin par courriel, sur Twitter et, même, dans la presse papier traditionnelle.

Petite question en terminant; devrait-on supprimer un ex sur notre Facebook? Ce n’est jamais bien plaisant, par exemple, de voir les photos d’une nouvelle relation ou les commentaires émis sur une nouvelle flamme, mais, en même temps, on est un peu curieux et voyeur (du moins, je l’avoue, je le suis)…

Virginie

Hi5 : À la découverte d’un autre réseau social…

Depuis déjà un bon bout de temps, je reçois à l’occasion un courriel m’invitant à joindre le réseau social Hi5. J’étais déjà allée ouvrir un compte rapidement question de voir c’était quoi mais, finalement, je n’avais jamais pris le temps de faire le tour; j’étais satisfaite avec mon Facebook et ne voyait pas la raison pour joindre un autre réseau social. J’ai finalement décidé d’aller l’explorer pour voir ce qui ce passe sur ce réseau et ce qui le distingue des autres réseaux sociaux que je connais.

À mon arrivée sur le site je ne suis pas plus enchantée que ça, j’imagine que c’est parce que je me sens perdue sur cette nouvelle plateforme. Je trouve un onglet « jeux »; je décide d’y accéder et, à ma grande surprise, il y a une grande quantité de jeux (je ne suis pas une fervente de jeux, non pas que je ne trouve pas cela divertissant mais plutôt par manque de temps). Je décide d’essayer « Jumper » un petit jeu « cute » avec un singe que l’on doit faire grimper sur des ballons pour accumuler des points, simpliste mais ce n’est pas long qu’on y prend goût;  1050 points le 5e coup, youppi! Bon on passe à un autre…  Lorsque j’arrive pour jouer à un deuxième jeu, une autre fenêtre s’ouvre et un ficher exécutable apparaît; non merci, je ne téléchargerai rien sur ce site… Je ferme la fenêtre et on me remercie d’avoir visité le « sponsor », admettons que ce n’était pas par choix… J’ai joué à quelques autres petits jeux, quelques-uns étaient amusants et d’autres plutôt ennuyants.

Le site, disponible en plusieurs langues, présente également une fenêtre de « chat »; pour moi ce n’est pas un avantage pour me convaincre de joindre la plateforme, je n’ai déjà pas beaucoup de temps pour communiquer avec mes proches, je ne commencerai pas à « chatter » avec des étrangers pour rien dire… Le site a aussi un lien « petites annonces »; j’ai fait quelques recherches d’annonces pour le Canada et les liens obtenus étaient tous pour les États-Unis, alors cette option d’annonces classées ne peut pas réellement être considérée comme un plus pour les internautes canadiens… Parmi les autres options disponibles sur le site se trouve un groupe « flirt », mais moi ça me fait un peu peur ces trucs de rencontres virtuelles. Le réseau permet également une personnalisation du profil via sa « skin gallery ». Finalement, le réseau tient également un blog, Blog Hi5, axé principalement sur l’industrie du jeu social («social gaming») qui, depuis quelques années prend une expansion considérable

Bref, ce site peut être intéressant quand tu as du temps à tuer… Mine de rien, ça fait plus d’une heure que je suis sur le site… mais bon, mon intérêt n’a pas été assez piqué pour que je devienne une adepte. Je vous laisse avec une vidéo spéciale « Sumo Hi5 vs Facebook » qui a été partagée sur le blog de ce réseau social. Celui-ci a été filmé dans le cadre de l’événement « Casual Connect Seattle 2010 » durant lequel la sortie du Hi5 Developer Portal a été célébrée, le moins qu’on puisse dire c’est que c’est assez original comme moyen d’attirer l’attention; on aura tout vu!

Virginie

BeautifulPeople : Réseau social des beaux ou des faux?

J’ai entendu parler du réseau social BeautifulPeople tout récemment, je suis allée y jeter un coup d’œil par curiosité. Je dois avouer que leur page d’accueil est invitante; l’esthétisme du site est très bien et il y a l’option pour sélectionner un fond d’écran parmi tous les « beautiful wallpapers » disponibles (c’est presqu’impératif d’avoir un beau site en prônant l’adhésion de beaux membres…). Ce réseau présente une façon assez originale (pour ne pas dire insignifiante) de sélection de ses membres. Chaque internaute intéressé à faire partie de ce réseau doit soumettre sa photo pour que celle-ci soit jugée par les membres du sexe opposé sur une période de 48 heures; selon l’évaluation de ces membres, sur le seul et unique critère de la beauté, la personne se verra acceptée ou refusée sur le réseau…

Voici les raisons évoquées sur le site pour devenir membre (ou plutôt tenter sa chance de le devenir…) :

  • Développez votre réseau professionnel et privé
  • Créez des amitiés pour la vie
  • Touvez l’amour durable

Ah ce que c’est chou… Moi qui ai toujours voulu trouver des meilleurs amis pour la vie, pourquoi n’avais-je pas encore pensé à joindre BeautifulPeople?! C’est pourtant bien évident que c’est LA place pour bâtir des relations vraies ;).

Ce réseau, tel que la majorité des réseaux existants sur le Web, est disponible en plusieurs langues, bien que démontrant quelques lacunes de ce côté. Par exemple, la section « à propos » est toujours en anglais après que j’aie sélectionné l’option pour mettre le site en français (le titre est en français mais le texte de la boîte est en anglais…). Il offre diverses options : « chat », liste des derniers membres, membres favoris, statistiques, plateforme de courriel intégrée, etc. Les options semblent assez intéressantes mais le concept du site me laisse perplexe… Qui dit que les gens envoient leurs vraies photos? Tu peux te ramasser à communiquer avec une personne totalement différente et à l’opposé de sa photo de profil; pathétique! C’est sans mentionner que les  « beaux » (selon leurs critères) ne sont pas nécessairement plus intéressants; plusieurs démontrent une conversation futile et superficielle (bien que je ne veuille pas généraliser; il y a de nombreuses belles personnes très intelligentes et qui discutent de trucs intéressants, mais laissez-moi douter de leur présence sur le site…). Arrivez-vous à comprendre l’existence et l’utilité du site avec un si grand niveau de superficialité des rencontres? En plus, si ces gens sont si beaux et si populaires, qu’est-ce qu’ils font sur un réseau social à rencontrer des étrangers? « Sortez de chez-vous et montrez-vous ! » (puisque ça semble être important pour eux de faire voir leur « beauté »…). Du moins, si  ils veulent jaser sur Internet qu’ils le fassent avec du monde qu’ils connaissent (msn, yahoo, facebook, etc.) ou du monde avec qui ils ont des intérêts/sujets communs (désolée, je ne considère pas le fait d’être beau comme étant un sujet de conversation pertinent pour expliquer la « rencontre » d’inconnus). De plus, qu’arrive-t-il si un membre engraisse ou se fait défigurer dans un accident? Il se fait mettre à la porte? Mais non, c’est vrai, la personne ne changera pas sa photo… Je serais curieuse de voir dans 10 ans, si le réseau existe toujours, combien de gens n’auront pas vieilli ;).

Bon, et bien à toutes les personnes juste « normales », consolez-vous, il nous reste tous les autres réseaux sociaux parmi lesquels choisir.

Virginie

Le Web: Initiateur de distractions?

Mon billet d’aujourd’hui est en réponse à un billet rédigé par Maurice Cachode de MSN tech & Gadget : The web & tech : making us shallow and distracted? Voici ce que j’en pense :

Je crois effectivement que le Web nous rend distrait avec toutes les possibilités offertes; une pluie d’informations, certaines utiles d’autres beaucoup moins, est rendue disponible. Par exemple, il arrive régulièrement qu’avant de commencer les tâches importantes de ma journée (qui requièrent l’usage d’Internet pour la plupart…), je fasse « ma tournée » : prise de courriels sur Hotmail, sur exchange (Université Laval), sur Gmail et sur Yahoo, ensuite, visite de la plateforme WebCT, lecture des dernières nouvelles de l’actualité, visite d’un ou deux blogues, un petit tour sur Facebook et un léger saut sur Twitter. On dirait que j’ai peur de manquer de quoi, mais quoi au juste? Aussitôt la tournée finie, prête à commencer la vraie job, déjà la tentation de recommencer surgit… Qui sait, j’ai peut-être reçu un mail important que j’attends sur Hotmail pendant le reste de ma tournée… C’est un cercle sans fin. Bien sûr, je résiste à la tentation et fait une petite séance de travail avant de « m’autoriser » à retourner voir : pathétique par moment.

Par contre, je peux affirmer sans aucun doute que mes distractions me permettent également d’être à l’affût de ce qui se passe dans l’actualité : allant de la politique, aux faits divers, en passant par l’économie ou le showbiz. La plupart de mes distractions me mènent à du contenu qui sera utile dans tel ou tel travail, dans la recherche d’un nouveau stage, etc. J’en apprends tellement et mon apprentissage est constant. J’ai le sentiment que peux me permettre de diverger puisque je sais que je reviens toujours à « mes moutons » et que je livre la job et que je la livre bien… Je crois que si je me laisse aller au désir de surfer c’est parce que j’apprécie et que j’en retire du positif. Je ne suis pas maman, je n’ai aucune obligation, je peux me le permettre. Mes priorités, pour le moment, sont mes études et ma carrière, en lien direct avec les technologies de l’information, j’en conclus donc que ma place est sur le Web pour l’instant. Ce que je trouve pathétique, sans offense pour quiconque, c’est les gens qui ont des obligations réelles (conjoint, enfants, etc.) et qui passent le plus clair de leur temps libres sur l’ordi ou autres gadgets électroniques tels que les jeux vidéos par exemple : PRIORISER S’IMPOSE.

Néanmois, je ne crois pas que le Web soit LA raison de ma distraction; JE prends la décision de me laisser distraire et JE suis la responsable de mes comportements, c’est mon choix. Je n’ai pas besoin du Web pour me distraire, j’utilise également d’autres méthodes bien physiques ; je lis les journaux papiers, revues, livres… Ça me prend de mon temps et me distrait tout autant que le Web… Donc, à ceux qui accuse la technologie, je réponds que ce n’est pas de la faute de la technologie. Entre toi et moi, débranche ton Internet si ça te nuit tant que ça…

Si je reconnais que le Web nous rend distrait (avec notre consentement), je suis totalement contre l’affirmation qu’il nous rend « shallow » (peu profond et superficiel). Le Web nous permet contrairement à rechercher toujours plus d’informations sur un sujet afin de le perfectionner et de mieux le comprendre et le maîtriser.

En terminant, je vous invite à lire le commentaire de Jannin sur l’article, je partage sa vision.

Virginie

p.s. Note à tous : votre cell ou tout autre gadget électronique est bien utile et ne vous gênez pas pour les utiliser lorsque vous êtes seuls, par contre, lorsque vous êtes avec quelqu’un d’autre, tenter de couper leur utilisation autant que possible. Vous êtes au resto avec une amie? Réglez en mode silencieux, les gens laisseront des messages. Et, même si vous êtes seuls, respectez les gens autour de vous… Ça ne s’applique pas juste aux conversations; la dernière fois que je suis allée au cinéma une personne textait pendant le film, « s’cusez » mais entendre le bruit des touches est assez agressant, franchement, décrochez une fois de temps en temps!